Une moto, plus communément appelée motorbike, est LE moyen de transport idéal en ville... Pour s'acclimater, il suffit de respecter ces quelques règles élémentaires : Ne jamais regarder à plus de 45 degrés à droite ou à gauche, si possible, charger la motorbike d’autant de paquets, cartons et objets encombrants qu’un coffre de Volvo Break peut accueillir. Les plus téméraires pourront faire monter femmes et enfants (sans limite d’âge). On peut circuler librement seul, à deux, trois voire quatre, c’est selon son sens de l’équilibre et le gabarit de chacun. Les femmes peuvent monter en amazone (très classe). Garder continuellement le pouce enfoncé sur le klaxon et ne le lâcher que
pour se gratter le menton ou le genou. A un carrefour, ne jamais freiner au risque de poser le pied par terre, honte suprême pour un vrai motorbiker. Lorsque l’on conduit en deux roues, la priorité signalétique n’existe pas. Elle est remplacée par la priorité volumétrique !! Ne jamais s’occuper des piétons qui sont forcés de marcher le long de la route parce que tout le monde se gare sur le trottoir. Pour éviter de bronzer, (il ne faut surtout pas passer pour un paysan qui travaille sous le soleil), le pantalon est de rigueur. Il faut également se revêtir d’un masque qui couvre le visage du menton au nez (et parfois les yeux – mais ce n’est pas super pratique ;–) ainsi que des manches si l’on est en chemise courte ou Tshirt et, pour les plus tatillons, des gants (si, si). Quand le feu est vert, il faut accélérer, quand le feu est rouge, il faut aussi accélérer. La motorbike peut également être un lieu de convivialité où l’on discutera tout en conduisant avec son ou ses voisins sans plus regarder la route. Lorsqu’un sens est unique, il ne faut jamais hésiter à le prendre à l’envers. Les clignotants sont décoratifs et servent essentiellement à repérer ceux qui s’en servent, c’est à dire ceux qui conduisent pour la première fois au Vietnam. Dès que son portable sonne, il serait malpoli de ne pas répondre.Bref, en motorbike, tout est permis à part ignorer les voitures et taxis (qui se foutent complètement des motorbike) et les bus (qui se foutent complètement des voitures et des taxis). Une motorbike à l’arrêt peut servir de siège sur lequel s’asseoir pour se curer les dents en regardant d’un air évasif le flot de la circulation ou alpaguer un touriste pour l’emmener je ne sais où. Pour se garer, à part le trottoir, il est permis de stationner à peu près partout où il y a suffisamment de place pour l’engin : commerce, banque, ruelles etc…Le dicton, vous l’aurez compris, c’est “sur deux roues, sûr de tout” !! Quand il y a un accident, seuls les piétons ont le droit de regarder (carambolage oblige). Lorsqu’un bus renverse une motorbike, sache qu’il ne s’arrête pas (vu sur la route de la frontière Laos Vietnam en allant vers Hanoï). Si tu es piéton et que tu souhaites traverser une rue, voire une avenue, il ne sert à rien d’attendre que le flux soit moins dense au risque de devoir dormir sur place ; il faut passer et marcher lentement pour que les motorbike te passent devant et derrière en te frôlant (c’est assez génial). Les piétons les plus téméraires pourront tester la technique du professeur Tournesol qui consiste à traverser en regardant en l’air (mais attention, trop en abuser peut gravement nuire à la durée de vie) – En tout cas, ça marche !! -, je n’ai jamais vu de piéton se faire rentrer dedans.
A l’arrêt, en motorbike, pour une raison ou pour une autre, que ce soit au milieu de la route ou sur le bas côté, il faut toujours s’attendre à se faire rentrer dedans soit par une autre motorbike, soit par un vélo sans frein (il y en a plein). Enfin, très important, il faut régulièrement entretenir sa monture auprès d’une de ces nombreuses petites boutiques de rue qui proposent tous les services inimaginables. La dernière règle, primordiale, est de ne jamais porter de casque car il fait beaucoup trop chaud et cela abimerait les cheveux. La casquette ou le bob sont ainsi de rigueur.
Voila quelques conseils utiles pour se fondre dans la circulation. Proportionnellement au nombre de motorbike qui circulent tous les jours à Hanoï, je peux vous dire que les vietnamiens sont quand même de fins conducteurs.
Motorbikement vôtre.
JA ;-)

