samedi 2 décembre 2006

Un samedi a Phnom Penh

A Phnom Penh, j ai visite des musees commemorant le genocide de Pol Pot avec des guides qui te demandent en sortant si tu veux tirer a l AK47.
A Phnom Penh, j ai cherche avec un motorguide pendant une bonne heure le siege de l ONG "les enfants du sourire"qui organisait un repas de charite mais introuvable... plutot que de donner des noms de rues, ils ont prefere les numeroter...
A Phnom Penh, je suis alle diner d un poulet dans un restaurant ou l on est installe dans un hamac, dans un petit bungalow avec une vue sur la riviere.
A Phnom Penh, devant les boites de nuit, une pancarte indique avec un dessin qu il est interdit de rentrer avec un flingue, un couteau ou une grenade - on sait jamais... Pour etre sur que tout est bien compris, de toute facon, on te fouille.
A Phnom Penh, j ai d abord commence par prendre une biere dans une de ces nombreuses chicken farm qui ont fascine Houellebecq, d abord au Martini, assez tot puisqu il etait 22h30. Un grand bar a l air libre, un ecran geant avec un match de foot anglais, de la musique et un troupeau de blancs agglutines autour de petites tables rondes a angoisser pour le score final. Une petite porte donne sur la disco, la boite de nuit en elle meme, piece sombre, bar en entrant avec 150 filles toutes plus jolies les unes que les autres, principalement des vietnamiennes, pas plus de 25 ans et 10 touristes aux cheveux blancs qui ne regardent plus le foot depuis longtemps, le plus jeune doit avoir la cinquantaine, tous sont habilles en chemise et pantalon de ville et tentent desesperement de se faire aborder par une ladie.
Avant la 90eme minute qui doit sonner l ouverture de la chasse pour ces messieurs, je vais ailleurs. Au Sharky, un bar un peu moins trash ou il y a tout autant de ladies, une ambiance un peu moins feutree. Je joue au billard avec des filles. Je discute un peu, vais chercher mon motorguide dehors et lui paye une biere, histoire que l on fasse connaissance. Ensuite, direction "Heart of Darkness", qui veut effectivement dire ce que l on comprend. Ici, c est le meme combat qu au Martini avec d encore plus jolies filles et les riches et jeunes khmers qui peuvent etre asse dangereux en fin de soiree... Enfin, direction le restaurant Champoutuk ou je ne sais plus quoi, une vraie boite de cambodgiens, suis enfin le seul farang. Un chanteur populaire donne un concert, le restau est sur la riviere en face du Palais Royal. On m apprends a danser sur une musique traditionnelle. Mon motorbike me suit jusque devant les toilettes, ici, des gamins de 17 ans rackettent au cutter ! Une derniere ladie vient me voir, un vraie beaute, un melange de Chine et de Cambodge mais sans la parole (!!), elle ne parle que le langage des signes (enfin, c est ce que l on comprend avant que sa copine viennent nous voir). 30 dollars la nuit, elle est deja en train de me masser les epaules. Apres avoir gentillement decline, je repars vers ma guest house au bord du lac histoire de se detendre un peu dans un hamac avant d aller dormir. C etait un rapide condense, d un samedi soir.

Aucun commentaire: